La phrase complexe

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La phrase complexe

مُساهمة  nabil toussi في الأحد أبريل 12, 2009 8:16 am

On appelle phrase complexe toute phrase qui est composée de plusieurs propositions en ce sens qu'elle possède plus d'un verbe conjugué.



I Typologie des phrases complexes





Le premier membre de la phrase sera appelé protase et le second membre apodose.




Protase ApodosejuxtapositionP
Q
coordination
(les membres sonts
reliés par un connecteur)P
*
Q
Subordination
(au moins un membre
de phrase dépendant)P
p
*
*
q
Q



En syntaxe, le champ des phrases complexe est appelésupraphrastique. Le supraphrastique est au dessus des phrases.
1. Phrase complexe comprenant deux propositions indépendantes :

Deux propositions pouvent êtres indépendantes et reliées par la juxtaposition ou la coordination.

*

a) juxtaposition

procédé de mise l'une à coté de l'autre. Implication sémantico-logique.

*
hypotaxe.

Il est parti, il avait un rendez-vous. (égalité et inégalité)

*
parataxe

Il est parti, donne-moi une cigarette. (rupture)


Ces phénomènes ne sont pas syntaxiques mais sémantico-logiques.


*
b) coordination :
j'ai faim donc je mange
J'ai faim et je mange

*
La liste des morphèmes pouvant servir de connecteurs à une coordination est fermée :
o
mais ou et donc or ni car
Dans la plupart des grammaires puis, ainsi et alors ne font pas partie de la liste
Par ailleurs "ni" est curieux dans cette liste, alors que "soit" qui est également un marqueur dédoublé autour d'un syntagme nominal n'est pas dans la liste
o
ni…ni,
soit…soit.


2. La subordination

L'un des membres n'est pas indépendant syntaxiquement et est gouverné par une tête phrastique.
À l'aide de conjonctions comme qui ou que (ou dérivé de que : ainsi que, parce que, bien que, lorsque...), on introduit un constituant enchâssé à l'intérieur d'une phrase, subordonné à une tête.

*
a) La relative (expansion d'un syntagme nominal)


les pronoms relatifs "qui", "que", "quoi", "dont", "où" sont connecteurs et subordonnants.
Ce qui compte ce n'est pas la fonction du relatif mais l'antécédant.

L'homme qui avait un chapeau melon.
"l'homme" peut faire phrase (P est une proposition indépendante)
"avait un chapeau melon" (q est subordonné à une tête). Il s'agit d'une contrainte syntaxique.



La relative peut avoir des fonctions grammaticales diverses :
o
attribut :
folle que tu es
Bien malin qui trouvera la solution

o
objet :
Choississez qui vous voudrez.
La bicyclette que tu désirais.

o
complément du nom :
l'aventure dont je parle
la chanteuse dont la voix me plait

o
comlément indirect d'objet ou d'attribution :
l'homme à qui je rends visite

o
complément circonstanciel de lieu :
l'homme chez qui nous sommes.

o
complément. circonstanciel de temps :
du temps où j'étais jeune

Par ailleurs les relatives peuvent avoir plusieurs sens marqués par des pauses à l'oral et des virgules à l'écrit.
o
Relative déterminative

Ma tante qui vit à Toronto est venue me voir.
(Celle de mes tantes qui vit à Toronto -> information connue)


o
Relative explicative

Ma tante, qui vit à Toronto, est venue me voir.
(Je n'ai qu'une tante et je vous informe qu'elle vit à Toronto -> information nouvelle)



*
b) La complétive
Hors situation, construction d'un texte détaché avec structures complètes à discours détaché : Explication, description. (expansion du syntagme verbal introduit par un dérivé de que, et ayant des conséquences sur toute la phrase)


Dans :
Je pense qu'il viendra

"il viendra" est subordonné syntaxiquement et sémantiquement à "je pense"
Dans le cas d'une complétive comme :

*
je considère que tu devrais y aller.

du point de vue sémantique c'est p qui est subordonné à Q étant donné que "tu devrais y aller" peut faire phrase, mais pas "je considère". Cependant, en syntaxe, on postule que tout ce qui suit "que" est subordonné à la proposition principale qui sert de protase.




On aurait cependant tort de croire que la phrase complexe correspond toujours à une amplification du syntagme de base et que ses constituants sont toujours remplaçables par un syntagme nominal, adjectival ou prépositionnel. En effet dans la proposition la notion est affublée de caractéristiques locatives, temporelles et aspectuelles non présentes dans le syntagme simple.

*
C'est un homme qui a du talent mais qui s'en sert mal.
C'est un homme talentueux.
* C'est un homme talentueux mais qui s'en sert mal.

Nous souhaitons qu'il pleuve longtemps.
Nous souhaitons la pluie.
* Nous souhaitons la pluie longtemps.
J'irai te voir dès que la nuit sera tombée sur la ville.
J'irai te voir à la nuit tombée.
* J'irai te voir à la nuit tombée sur la ville.

Soulignons que, du point de vue énonciatif, les phrases complexes relèvent d'une construction en discours détaché renvoyant généralement à une explication ou à une description hors situation énonciative.




II Le discours rapporté

Le discours rapporté consiste, pour l'énonciateur, à citer les propos ou les pensées d'un autre énonciateur hors situation.

Seul deux degré d'enchassement sont possibles :
Pierre m'a dit que Marie lui a raconté ce qui s'était passé
Selon son degré de prise en charge des propos ou des idées de l'autre, l'énonciateur utilisera divers moyens syntaxiques :

* 1. Citation directe :

Le style direct permet de rendre compte et de rapporter des propos sans s'impliquer du point de vue de la prise en charge. Pour ce faire il utilise la juxtaposition.
Il a dit : « Il n'est pas beau, ton dessin !».


2. La citation indirecte

Par la citation indirecte l'énonciateur s'implique plus sur sa prise en charge les propos rapporté. Le moyen syntaxique utilisé est la subordination :
Il prétend qu'il viendra.
(mais, le connaisant, je ne pense pas qu'il viendra -> prise en compte)

Pierre m'a annoncé qu'on va partir
(prise en charge)
Prendre en charge, c'est dire ce qu'on considère ou donne comme vrai. Notons que le mensonge est toujours possible même si les faits sont donnés comme vrais. La prise en charge peut être simulée.
La rapport entre style direct et style indrect est en fait la possibilté de jouer sur la prise en charge.

3. Le discours intérieur libre

Il s'agit d'un effet de style introduit dans les romans au XIXe siècle.
On introduit dans le texte un élément mimant l'échange dialogique. Il y a une combinaison entre le style indirect et l'évocation d'un dialogue ou d'un monologue intérieur. Il n'y a pas de prise en charge de la part de l'auteur-énonciateur.
Le moyen syntaxique utilisé est alors la phrase simple ou la juxtaposition de phrases simples :

C'était décidé, il en avait assez, il ne la reverrait plus !

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